Bordeaux…

mai 24, 2016 dans ma vie par Paf ! le P.A.F

streetart-bordeaux

Notre avenir se rapproche lentement mais sûrement, avec sa charge d'excitation et de craintes. Changer de ville, de rythme, de presque tout. Demain, je vais à Bordeaux pour visiter des maisons et des appartements. Trouver notre point de chute est une des étapes importantes. Le déménageur est choisi. La maison et l'école qui la jouxtera sont notre coeur de préoccupation.

Les enfants prennent la chose apparemment aussi bien que possible. L'ado va rester majoritairement avec sa mère et viendra un week-end sur deux et la moitié des vacances. Il préfère garder ses potes, à son âge j'aurais fait la même chose. J'ai déménagé à seize ans de Dijon pour la banlieue parisienne et ça a été un gros déchirement.

Le minus semble super zen. Je dis semble parce que je ne suis pas dans sa tête, mais il n'y a vraiment aucun signe d'un quelconque malaise. Il parle de sa nouvelle chambre, qu'il voudrait qu'elle soit plus grande pour y mettre plus de bazar. Il a bien réalisé qu'il verrait moins son frère, mais comme l'ado est en mode ado : moins je parle et plus je passe de temps sur des écrans, mieux je me porte, il est vrai que l'idée de réduire les moments passés ensemble ne nous effraie pas. Je nourris même l'espoir que le fait de moins se voir augmente la qualité des échanges.

Je commence à travailler dans deux semaines. Les quatre années que j'ai passées sans activité professionnelle m'ont beaucoup plu, mais ce nouveau poste arrive à point nommé.

Je n'ai pas raconté grand-chose ici, je ne sais pas si ça va revenir. On verra.

J'écoute beaucoup l'album de Pain Noir en ce moment. Les photos sont du Street Art de Bordeaux.

Nigloland, combien de fois faut te le dire que ça déchire ?

mai 17, 2016 dans ma vie par Paf ! le P.A.F

flyingchair
Je l'ai déjà écrit ici, j'aime beaucoup le parc d'attractions Nigloland. Il n'est pas loin de Paris (juste après Troyes), et il est beaucoup plus agréable que ses homologues franciliens par le nombre d'attractions qu'il est possible de faire dans la journée (rapport au temps d'attente bien inférieur). Comme en plus c'est pour nous l'occasion de passer la journée avec mon ami Papacube et sa bande d'amazones, c'est avec plaisir que j'ai supplié pour revenir accepté l'invitation du Parc.

Cette année, pour les amateurs de sensations très fortes, il y a une tour de chute libre de cent mètres de haut. J'avoue que je ne m'y suis pas risqué, redoutant de libérer délivrer mon petit-déjeuner sur le chemin. J'ai fait la petite avec le minus, celle de 11 mètres de haut. C'était bien assez. Autant je ne crains pas les rollercoasters (je me suis fait un gros plaisir dans l'Alpina Blitz, wagon de tête, merci Papacube de m'avoir accompagné jusqu'aux portes de l'enfer puis d'avoir immortalisé cet instant), autant la descente verticale vertigineuse ne m'attire pas. Mais il y en a vraiment pour tous les goûts dans ce parc, et spécialement pour les petits. 27 attractions pour les moins de un mètre. Pour l'admission aux manèges, seule la taille compte, les personnes qui pilotent les manèges ont une toise pour vérifier l'admissibilité des nains, selon s'ils sont seuls ou accompagnés. C'est simple et ça évite les discussions.
Violette, l'aînée de Papacube est une dingo, du haut de ses cent dix-neuf centimètres, elle n'a peur de rien. Pourtant le minus m'a épaté, il a fait le grizzli, le train de la mine et le Schlitt Express. Mais elle, même dans le spacial experience (qui est dans le noir comme Space Mountain), elle n'en a pas eu assez. L'an prochain, si nous y retournons, elle fera un mètre trente et pourra monter dans l'Alpina Blitz. Et là, elle fera moins la fière.

L'avantage du groupe, c'est qu'on se sépare pour faire des trucs terribles pendant que les autres peuvent papoter en se repoussant les cuticules pendant que les plus petites chevauchent des poneys et d'autres trucs (bestioles, engins...). Cette phrase est sponsorisée par l'amicale des phallocrates de l'Aube.
AlpinaBlitz
Lorsque c'est ton tour de te dévouer pour suivre les nains, il y a toujours des attractions, tu sais, celles que tu essayes d'éviter dans ta trajectoire jusqu'à ce que le nain armé de son plan te rappelle que lui veut y aller. Savoir lire, ça ne présente pas que des avantages. Voici donc le top 5 des attractions que nous détestons autant que nos enfants les aiment :

1 Africa Cruise : comme son nom l'indique, il s'agit d'une croisière en Afrique, enfin dans une Afrique de reproductions d'animaux sauvages. Certains sont un peu chelou, comme le bébé hippopotame (je te laisse découvrir son super pouvoir). La lenteur des barques te permet de savourer pleinement la splendeur du décor.
2 la rivière enchantée : une croisière aussi, mais dans une embarcation ronde qui tourne au gré des virages et sans rien de spécial à contempler. Ça fait pas peur, ça éclabousse pas. Deux minutes d'emmerdement garanties.
3 Les hérissons de la forêt magique : celui-ci rentre dans une seconde catégorie (par opposition aux attractions que tu t'emmerdes dedans) : les attractions que tu t'emmerdes devant. La musique devrait valoir à son auteur de devoir nous rémunérer à son écoute.
4 La ronde des canards : des canards, une mare circulaire, et quand ton enfant sort, il chante la danse des canards jusqu'à ce que tu le fourres de force dans une autre attraction.
5 Le dinosaure aventure : une promenade à pied dans un décor qui me fait vaguement penser à un film catastrophe, mais je ne sais plus lequel.

jurassic
Voilà, même si tu n'as jamais mis les pieds dans ce parc-là, tu as sûrement toi aussi un manège que tu redoutes, n'hésites pas à me raconter lequel en commentaire.

La moyenne de durée d'attente lors de ce long week-end n'a pas dépassé le quart d'heure. Il y a même pas mal de trucs pour les plus petits où tu n'attends presque pas pour passer. Le record de l'absurde revient à MQB qui a poireauté trente minutes pour le tour en tracteur qui, s'il envoie du rêve à six ou sept ans, ne l'a pas fait trépigner d'impatience.

En passant devant le bateau pirate lorsque nous nous rendions dans un restau, nous sommes montés directement. Chaque fois je me dis allez cette fois je ne crie pas comme un con lorsque nous sommes en haut (voir exemple). Et à chaque fois c'est pareil, y'a un mec qui crie le premier, puis deux, puis trois en face, et là c'est le grand n'importe quoi et je brame à qui mieux mieux en levant les mains comme tout le monde. Si tu ne l'as jamais fait, je te conseille, ça devrait être remboursé par la sécu. Et ça fait pas peur, même Papacube y va (au milieu du bateau, pas au bout, hein). Regarde cette vidéo jusqu'à une minute pour ressentir le truc.

Tout le personnel du parc demeure d'année en année d'une gentillesse constante, à l'écoute et disponible. Les proprios ne se moquent pas du client et réinvestissent chaque année dans de nouvelles attractions. Si tu veux profiter pleinement de l'expérience, l'hôtel des pirates situé à l'entrée du parc ravira les petits par ses décors et activités et les grands par son confort.

Pour finir je t'invite à lire l'excellent billet de mon ami Papacube sur le sujet, ainsi tu sauras tout sur les volets des chalets les plus cool du monde.

Sometimes, in april

avril 22, 2016 dans ma vie par Paf ! le P.A.F

purple-rain

Je t'ai rencontré en 1987, lorsque Canal+ a diffusé Purple Rain et j'ai pris une claque dans la gueule. Six diffusions, six claques dans ma gueule. J'ai tout de suite compris que tu étais un génie. Cinglé et mégalo aussi mais bon, quand on est un génie, on a le droit de déborder.

J'ai dévoré ta discographie, les albums, puis les maxis avec les versions longues, puis les bootlegs. Tous tes albums m'ont scotché. Moi qui écoutais du punk, du métal, les Cure et 4AD, j'étais aux antipodes de ce que j'aimais par ailleurs. Mais l'attraction était irrésistible. Sign "O" the times, Around the world in a day, Parade, 1999, Purple rain, Dirty mind, Controversy, For you, j'ai tout dévoré. J'ai lâché beaucoup de fric pour me procurer le black album dans son premier pressage vinyle. Je me souviens de mes premières écoutes de Lovesexy, putain Anna Stesia, ce morceau m'hypnotisera toujours. Tu chantais Dieu sans arrêt et moi qui n'y crois pas, j'adorais ça.

J'espère que tu as été heureux, ce serait la moindre des choses. Merci pour tes textes, merci pour ta musique, merci pour la lumière que tu as fait couler dans mes oreilles tout au long de ma vie. Tu n'avais que onze ans de plus que moi, merde. Tu l'as écrit toi-même : nothing compares 2 U.

Bouleversements

avril 7, 2016 dans ma vie par Paf ! le P.A.F

Voilà, on y est. J'ai envie d'écrire ça depuis longtemps et même si c'est sûr, je ne parviens pas encore à complètement réaliser. Cet été, je commence un travail qui se trouve à 587 km de mon domicile actuel. Paris, ciao. Père au foyer, fini. Aux semaines d'attente d'une réponse positive pour le job, vont succéder de nouvelles (petites) angoisses : trouver un chouette logement, près d'une chouette école, pas trop loin de mon chouette travail. Déménager !

Voilà quatre ans que j'ai choisi de mettre ma vie professionnelle entre parenthèses pour profiter à fond de mes enfants. Je peux dire que j'en ai gravement profité. Pendant toutes ces années, un petit doute planait : le monde du travail me pardonnera-t-il cette infidélité ? L'an dernier, j'ai cru à une opportunité de quitter Paris pour un job. J'y ai cru très fort (on m'y a fait croire). Même si le job (et l'entreprise) me faisait moins envie que celui-là. Et puis ça m'a pété dans les doigts, au dernier moment, alors que dans l'intervalle MQB avait refusé elle un job en or à Paris. Ça nous a mis la tête dans le sable pendant un moment. J'ai encore plus douté à ce moment-là de mes possibilités de revenir dans le monde du travail.

J'ai quarante-cinq ans, une femme et deux enfants formidables et de l'énergie à revendre.

Bon, le titre du blog prend un coup dans la gueule. Dans deux mois, je ne suis plus PAF. Paf le pas PAF. Paf le plus PAF. Papa gâteau qui n'aura plus trop le temps d'en faire, plus parisien. Voilà vingt-huit ans que je vis en région parisienne, dix-sept ans que je suis à la frontière du 11e et du 12e arrondissement. Et dans trois mois, nous serons à une cinquantaine de bornes de l'océan. Bon, on reste dans une grande ville, histoire de s'acclimater progressivement. Si t'as pas trouvé, c'est la neuvième plus grande ville de France.

Bon, si tu connais quelqu'un qui a une maison à louer, tu peux m'écrire, hein ?

Mon formidable séjour en Corée du Nord

avril 1, 2016 dans ma vie par Paf ! le P.A.F

Fish