par Paf

Un GIF comme dans le bon vieux temps

janvier 28, 2014 dans ma vie par Paf

Frozen2

Quand j'ai proposé au minus de retourner voir une troisième fois la reine des neiges.

par Paf

Enfoiré de propriétaire !

janvier 25, 2014 dans ma vie par Paf

tube

Samedi matin. Le minus s’est réveillé à une heure décente : 8h15. Après avoir tenté de le rendormir un peu entre nous et abandonné après dix-huit coups de pied, cinq soulevages de couette avec les jambes et trois petits doigts dans mon oreille (c’est fou comme ça va loin dans une oreille ou dans un nez, le doigt d’un enfant de cinq ans), nous sommes allés ouvrir les rideaux du minus, lui avons mis un gilet et des chaussons et lui avons intimé de jouer tout seul dans sa chambre et de nous foutre la paix laisser nous réveiller tranquille.

Retour sous la couette, je sors de sous mes fesses le dernier jouet Kinder : un schtroumpf, MQB prend son ordi, moi la tablette et nous commençons à glander gentiment nous informer de l’actualité et regarder nos réseaux sociaux. Romantisme 2.0.

Après avoir maté la dernière excellente vidéo de Golden Moustache, je continue ma promenade virtuelle matinale et tombe sur la vidéo postée par un copain lui aussi virtuel.

Et là, je fais un aparté. Le copain (ou la copine) virtuel(le), c’est quelqu’un que je n’ai jamais rencontré, qui ne m’aidera jamais à déménager ou à changer un pneu, mais dont j’apprécie la lecture, et qui doit apprécier la mienne puisqu’il a répondu favorablement à ma demande d’amitié ou moi à la sienne. Peut-être un jour nous rencontrerons nous en vrai et passerons alors au statut de copain tout court. J’en profite pour faire un aparté dans l’aparté (accroche-toi au pinceau), si nous ne nous sommes jamais rencontrés et que je n’ai rien lu de toi, ne t’étonne pas que je ne réponde pas favorablement à ta demande d’amitié. Ce n’est pas de la prétention, juste j’ai des besoins en amitié virtuelle très modestes. De plus, je fais partie de l’amicale des fachos de l’orthographe et des radicaux de la grammaire. Donc si ton commentaire commence par “se soir, j’ai manger…” et bien non seulement je ne saurai pas ce que tu as mangé, mais tu ne seras plus mon ami avant la fin de ta digestion. Fin des apartés.

Donc, je m’apprête à regarder une vidéo et là, je tombe sur ce message : le propriétaire du contenu n’a pas rendu la vidéo disponible sur les mobiles.
C’est quoi cette injustice ? Quel est l’intérêt pour toi de me faire lever mon cul pour aller regarder ça sur mon ordinateur fixe ?
Ne viens pas essayer de m’expliquer des histoires de syndication ou de droit d’auteur, j’en ai rien à battre. Je trouve juste ça débile, absurde. Comme si mon ipod me disait “le propriétaire du contenu n’a pas rendu cette musique disponible pour les gens allongés, lève ton cul”.

Comme tu le vois, je soulève des sujets graves. Et je publie à n'importe quelle heure, tout blogueur qui se respecte sait que les billets du samedi, c'est gâché. Bon week-end quand même.

par Paf

la pub et moi

janvier 21, 2014 dans ma vie par Paf

vietnam-nights

Samedi soir, apparemment comme beaucoup de monde, j’ai regardé un télé-crochet dont j’avais déjà parlé là. Je ne regarde que très rarement des émissions en direct, donc j’ai dû digérer une ration de pubs à laquelle je ne suis pas habitué.

Entendez par là que mon cerveau non ramolli ne parvient pas à passer en mode “ingurgite et ferme ta gueule et consomme”. Et plusieurs réclames m’ont vraiment éberlué (traduction pour les jeunes : y’a des spots qui m’ont fait grave halluciner).

Premier constat : le doublage des pubs internationales. Dans le temps, on essayait un tant soit peu de faire coller les propos avec les mouvements de bouche du bellâtre ou de la quiche à l’écran. Aujourd’hui, plus rien à carrer ! Probablement le résultat de réductions budgétaires, mais ça fait vraiment bidon. Remarque, quitte à prendre les gens pour des idiots, autant y aller vraiment.

Les slogans n’ont plus de limites. Tiens, celui-là : Toutes les femmes sont prodigieuses. Toutes les blanches, du moins si l’on se fie à ce qu’on voit. Peut-on vraiment s’identifier à ce ramassis de gens beaux ? No ! (oui, je sais, elle est pathétique) Parce que les moches, les gros, les petits, à part se moquer d’eux, on ne les voit pas.

Une autre des techniques employées par les publicitaires est le jargon technico-embrouilleur de ménagère. T’es pas trop contente que ton gel douche contienne de l’Hydra Nutrium ? Comment ! En fait, tu ne sais pas ce que c’est que l’Hydra Nutrium ? Si t’es plus courageuse que moi, t’iras lire le site de propagande d’Unilever dans lequel on t’explique tout bien comment les conservateurs, ils font rien à ta peau, mais les bonnes molécules nourrissantes si.

Dans ce fatras de pubs modernes viennent néanmoins se glisser quelques perles vintage comme celle pour les canapés Chateau d’Ax (qui depuis plus de vingt ans n’ont jamais changé de modèle : un canapé, une pouf, une musique de boulard libre de droits) ou celle pour un médicament contre la constipation qui te promet qu’en le prenant le soir, il agira toute la nuit et que tu connaîtras des lendemains qui chantent du cul.

Des flics qui te filent un médoc pour les maux d’estomac, un mec qui plonge à travers une bagnole pour te montrer comment c’est trop bien de ne pas avoir de montant entre les deux portières, un opticien citoyen, rien que ça ! Je n’ai pas compris le rapport avec les montures à bout de plastoc interchangeables.

Bref, quand les nains sont devant avec moi, je passe mon temps à leur décrypter les techniques utilisées pour essayer de nous vendre du rêve et des trucs avec, histoire d’exercer leur sens critique. Ça ne nous empêche pas de n’acheter que les pots de moutarde avec des verres “Reine des neiges», mais le minus ne confond pas aimer un personnage et acheter la boîte de céréales sur laquelle il est, c’est déjà ça.

Enfin, je déteste quand une pub utilise un morceau que j’adore, comme la ritournelle de Tellier pour Meetic. Parce que ces morceaux font partie de mes souvenirs, de ma vie, et que je m’en sens dépossédé lorsqu’ils sont repris à des fins commerciales.

l'image du début n'a comme souvent rien à voir avec le sujet. Ce sont des vues de nuit au Vietnam.

par Paf

Ouais, fais pas genre…

janvier 17, 2014 dans ma vie par Paf

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Vraiment, cette campagne m’inspire.

Sur plusieurs textes de consœurs suscités ces derniers jours par les mirifiques affiches de la manif pour tous les bas du front, j’ai vu que certains refusent les pistolets, fusils et autres répliques d’armes à leurs rejetons. J’ai fait la même chose quand préado était petit : pas de revolver, pas de flingue, même laser choupinet de buzz l’éclair avec bruit qui te vrille le cerveau au-delà de deux secondes consécutives d’usage. À la limite un petit arc ridicule avec flèches à bout caoutchouc. Et en boucle le message : les armes c’est mal, c’est pas bien de tuer les gens ni les poissons rouges.

Chaque fois que je l’emmenais à une pêche aux canards, c’était le drame quand la dame disait “il peut choisir un jouet de là à là”. Et de là à là, il y avait toujours une petite carabine, une pétoire miteuse ou une réplique taille réelle en horrible plastoc creux du couteau de Rambo, tu sais, celui avec lequel il coupe du barbelé, du bois et même des têtes. Et là, je voyais la tête de mon nain s’allonger et c’était une torture pour moi de rester intransigeant et de lui fourguer un truc bien pourri, mais “inoffensif”.

Quand j’ai eu le minus, j’ai décidé de remettre en question pas mal de trucs que j’avais fait à l’instinct avec son grand frère. Et plusieurs lectures m’ont fait changer d’avis sur les jouets guerriers, sur le fait qu’un enfant privé de ces objets peut utiliser des bouts de bois ou même ses doigts pour représenter exactement la même chose, que c’est un moyen de lui laisser exprimer son agressivité naturelle, et qu’enfin en lui procurant les armes convoitées, on peut dialoguer avec lui sur la finalité réelle de ces objets, sur la guerre, et sur l’importance de “faire semblant”.

Donc le minus a eu quelques flingues, dont il s’est toujours lassé très vite et ça n’a jamais été un problème, ni (surtout) un objet de frustration. Pour être honnête, il s’est lassé encore plus vite de sa maison Sylvanian arrivée à Noël. Va falloir que je la refourgue parce qu’en plus ça prend un hectare dans sa chambre.

Mais sa poupée d’Elsa l’accompagne partout. Faut pas déconner à l’oublier.

Sinon, j'ai beaucoup aimé ce texte de 4 enfants 2 bras.

Une petite dernière pour la route :

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par Paf

Prends ça dans ta manif pour tous

janvier 15, 2014 dans ma vie par Paf

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Pour celles et ceux qui ne l'auraient pas vu sur FB ou Twitter...

Pour ceux que ça inspireraient, la police des affiches est disponible gratuitement. Enjoy !