Sometimes, in april

avril 22, 2016 dans ma vie par Paf ! le P.A.F

purple-rain

Je t'ai rencontré en 1987, lorsque Canal+ a diffusé Purple Rain et j'ai pris une claque dans la gueule. Six diffusions, six claques dans ma gueule. J'ai tout de suite compris que tu étais un génie. Cinglé et mégalo aussi mais bon, quand on est un génie, on a le droit de déborder.

J'ai dévoré ta discographie, les albums, puis les maxis avec les versions longues, puis les bootlegs. Tous tes albums m'ont scotché. Moi qui écoutais du punk, du métal, les Cure et 4AD, j'étais aux antipodes de ce que j'aimais par ailleurs. Mais l'attraction était irrésistible. Sign "O" the times, Around the world in a day, Parade, 1999, Purple rain, Dirty mind, Controversy, For you, j'ai tout dévoré. J'ai lâché beaucoup de fric pour me procurer le black album dans son premier pressage vinyle. Je me souviens de mes premières écoutes de Lovesexy, putain Anna Stesia, ce morceau m'hypnotisera toujours. Tu chantais Dieu sans arrêt et moi qui n'y crois pas, j'adorais ça.

J'espère que tu as été heureux, ce serait la moindre des choses. Merci pour tes textes, merci pour ta musique, merci pour la lumière que tu as fait couler dans mes oreilles tout au long de ma vie. Tu n'avais que onze ans de plus que moi, merde. Tu l'as écrit toi-même : nothing compares 2 U.

Bouleversements

avril 7, 2016 dans ma vie par Paf ! le P.A.F

Voilà, on y est. J'ai envie d'écrire ça depuis longtemps et même si c'est sûr, je ne parviens pas encore à complètement réaliser. Cet été, je commence un travail qui se trouve à 587 km de mon domicile actuel. Paris, ciao. Père au foyer, fini. Aux semaines d'attente d'une réponse positive pour le job, vont succéder de nouvelles (petites) angoisses : trouver un chouette logement, près d'une chouette école, pas trop loin de mon chouette travail. Déménager !

Voilà quatre ans que j'ai choisi de mettre ma vie professionnelle entre parenthèses pour profiter à fond de mes enfants. Je peux dire que j'en ai gravement profité. Pendant toutes ces années, un petit doute planait : le monde du travail me pardonnera-t-il cette infidélité ? L'an dernier, j'ai cru à une opportunité de quitter Paris pour un job. J'y ai cru très fort (on m'y a fait croire). Même si le job (et l'entreprise) me faisait moins envie que celui-là. Et puis ça m'a pété dans les doigts, au dernier moment, alors que dans l'intervalle MQB avait refusé elle un job en or à Paris. Ça nous a mis la tête dans le sable pendant un moment. J'ai encore plus douté à ce moment-là de mes possibilités de revenir dans le monde du travail.

J'ai quarante-cinq ans, une femme et deux enfants formidables et de l'énergie à revendre.

Bon, le titre du blog prend un coup dans la gueule. Dans deux mois, je ne suis plus PAF. Paf le pas PAF. Paf le plus PAF. Papa gâteau qui n'aura plus trop le temps d'en faire, plus parisien. Voilà vingt-huit ans que je vis en région parisienne, dix-sept ans que je suis à la frontière du 11e et du 12e arrondissement. Et dans trois mois, nous serons à une cinquantaine de bornes de l'océan. Bon, on reste dans une grande ville, histoire de s'acclimater progressivement. Si t'as pas trouvé, c'est la neuvième plus grande ville de France.

Bon, si tu connais quelqu'un qui a une maison à louer, tu peux m'écrire, hein ?

Mon formidable séjour en Corée du Nord

avril 1, 2016 dans ma vie par Paf ! le P.A.F

Fish